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Jennifer Morrison sur Once Upon A Time et sa collaboration avec Sam Levinson

14/07/2026 · 2 min de lecture

Révélée en Emma Swan dans Once Upon A Time et Dr Allison Cameron dans Dr House, l'actrice et réalisatrice Jennifer Morrison est l'invitée de Susie Abromeit dans le podcast Great Ones. Elle revient sur ses années Once Upon A Time et raconte sa collaboration avec le scénariste et réalisateur Sam Levinson.

Dans ce long entretien, Jennifer Morrison revient sur la construction d'Emma Swan : plutôt que d'incarner une énième « femme forte », elle a voulu jouer une femme entière. Emma ayant grandi en famille d'accueil, l'actrice a lu de nombreux récits d'anciens enfants placés et s'est composé un système de souvenirs inventés — des déclencheurs précis de vulnérabilité, de méfiance ou de colère — qui lui a servi de feuille de route. Elle salue aussi l'audace d'Edward Kitsis et Adam Horowitz, les créateurs de Once Upon A Time, notamment sur l'arc du « Dark Swan », qu'elle compare aux soixante pieds de vol du cygne noir : une parenthèse sans boussole morale qui a rendu le personnage plus complet et plus intéressant.

Elle parle sans détour du métier derrière la fantasy télévisée : rendre la magie crédible relève selon elle davantage de Shakespeare que du jeu naturaliste, et cette gymnastique mentale permanente est devenue sa meilleure école de réalisatrice. Passée par la mise en scène de théâtre et ayant utilisé ses plateaux comme une école de cinéma, elle a franchi le pas pendant Once Upon A Time : une nuit de pluie dans la forêt de Vancouver, à poursuivre une basket turquoise flottante en « doutant de sa magie », l'a convaincue qu'il était temps. Suivront un court métrage présenté à Tribeca puis un long métrage vendu à Netflix.

Ses mots les plus chaleureux vont à Sam Levinson, qui lui a confié l'épisode 5 d'Euphoria : un « incroyable musicien de jazz » que l'on s'obstine à écouter comme un trompettiste classique, un cinéaste viscéral, en exploration permanente, dont le processus est incompris simplement parce qu'il ne l'explique jamais. Réaliser cet épisode a, dit-elle, coupé sa vie en un avant et un après. L'entretien se referme sur The Night Agent, où incarner une Première dame moralement compromise lui a appris que personne ne se croit jamais dans le rôle du méchant — une leçon qui, confie-t-elle, a adouci ses propres certitudes.

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