Une nouvelle étude mondiale bouscule les idées reçues sur la confiance des femmes et sur les moyens de la renforcer. Menée pendant trois ans par le cabinet de conseil stratégique Eranos, elle a interrogé plus de 11 000 femmes dans 11 pays pour comprendre, mesurer et développer la confiance des femmes à travers le monde.
Le principal enseignement : la confiance des femmes n'est pas un trait individuel, elle se construit collectivement, à travers les interactions et les relations. Autrement dit, l'émancipation des femmes appelle une action collective, et pas seulement individuelle.
L'étude identifie 14 sources de confiance dans lesquelles les femmes puisent. Elles vont de sources établies, comme les routines et les réseaux de soutien, à des sources intérieures, comme la résilience, ou mythiques, comme les croyances utopiques. Le dosage varie selon les cultures, mais partout, les principaux moteurs de confiance sont ceux qui facilitent l'intégration sociale.
À l'échelle mondiale, le niveau de confiance des femmes s'avère moyen : seules 3,43 % des femmes interrogées déclarent une confiance élevée. De quoi battre en brèche l'idée que certains groupes seraient bien plus confiants que d'autres.
Certaines sources — réseaux de soutien, routines, intuition — nourrissent la confiance en favorisant l'intégration sociale. D'autres, en revanche, peuvent la fragiliser : la résilience face à l'adversité, le sentiment de vocation et l'esprit de rébellion.
Ces données inédites offrent une feuille de route aux organisations, aux pouvoirs publics et aux collectifs pour comprendre, mesurer et renforcer concrètement la confiance des femmes dans leur contexte. Cercles de mentorat, routines de soin de soi, implication de la famille : autant de leviers qui peuvent faire une réelle différence.
Les auteurs de l'étude appellent à diffuser largement le rapport et à coopérer entre secteurs pour transformer le vécu des femmes partout dans le monde. Car quand la confiance des femmes grandit, grandit aussi leur capacité à réaliser leur plein potentiel et à agir positivement.
À retenir :
- La confiance des femmes est relationnelle et collective, et non un simple trait individuel. Elle se construit dans les interactions : l'émancipation passe donc par une action collective.
- L'étude identifie 14 sources de confiance, réparties en types mythique, normatif, intérieur et établi. Leur dosage varie selon les cultures.
- Le niveau de confiance des femmes est moyen à l'échelle mondiale : seules 3,43 % déclarent une confiance élevée, ce qui contredit l'idée que certains groupes seraient bien plus confiants que d'autres.
- Réseaux de soutien, routines et intuition renforcent la confiance en facilitant l'intégration sociale ; résilience, vocation et transgression peuvent la fragiliser.
- L'objectif de l'étude est de fournir des données permettant aux différents acteurs de la société d'agir concrètement pour comprendre, mesurer et accroître la confiance des femmes dans le monde.
La plus vaste étude mondiale pour comprendre, mesurer et accroître la confiance des femmes :
https://womensconfidence.report
© IA et Sophie Escrivant - FCEM 2023